Dimanche 7 septembre 2008
Voilà l'explication, pourquoi j'ai pu avoir des doutes et pourquoi je pleurais seul dans mon lit lorsque tu allais dans ces endroits. Oui, j'en étais triste et très
mal, au point où tu n'imagines même pas. Je sais que c'est un miroir aux alouettes et que beaucoup s'y laissent prendre, ça ne devrait pas exister et si à un moment on est attiré par ce genre
d'endroits ce n'est pas pour avoir la liberté mais parce qu'on ne s'assume pas profondément, qu'on n’assume pas ce que l'on est et donc on a besoin d'être avec des personnes qui sont
pareilles pour accepter mieux sa souffrance cachée, mais quand des gens se ghettoïsent dans la douleur, ça crée forcément encore plus de souffrance, tout le monde s'y entraîne et comme on ne
parvient pas à supporter sa propre sienne on a besoin de faire souffrir l'autre, c'est cela le milieu homosexuel, je suis désolé d'avoir des mots aussi dur pour le caractériser mais c'est
malheureusement la réalité et d'ailleurs s'il n'existait pas cela il n'y aurait pas de rejet et nous aurions déjà l'égalité des droits. A un moment, des associations se sont créées pour faire
avancer les choses, sur ça un milieu s'est créé mais ça n'a fait que les faire reculer ou tout du moins empêcher de permettre aujourd'hui à tout un chacun de s'assumer et ne pas se réfugier pour
certain dans la bisexualité, ce que l'on appelle en psychologie le concept de l'entre deux de Daniel Sibony, qui est reconnu comme une anormalité alors l'hétérosexualité et l'homosexualité sont
deux choses normales qui existent depuis la nuit des temps et que l'on naît avec l'une ou l'autre des préférence affectives et comme il y a toujours eu dans notre société une dominante, les
associations ont cru bien faire en créant tout cela mais ça a pris le mauvais chemin, ça n'a créé que du malsain et donc forcément on recule au lieu d'avancer alors que les choses se seraient
faites naturellement avec le temps et que les gens comprendraient mieux s'il n'y avait pas une image négative, je me rappellerais toujours de ce jour en Espagne où je me trouvais dans un restaurant
avec Alex, un couple est venu nous voir et nous a dit « si on voyait un peu plus souvent l'amour tel que vous le dégagez dans votre respect, votre simplicité et naturel, ça serait magnifique,
oui vous êtes magnifiques, on a pas pu s'empêcher de voir la magie dans votre regard. »
Comment as-tu pu douter un seul instant que je t'aimais alors que je n'ai jamais cessé de te le montrer, c'est cela qui est dommage, tu étais, je pense, pris dans
une conception de la vie et sûrement que tu ne t'en rendais pas vraiment compte, d'autant qu'autour de toi, on ne te montrait pas le bon chemin et le bon exemple, donc tu n'es pas complètement
fautif. C’est certain qu'à un moment donné, on ne voit pas la chance que l'on a, tu sais tu n'es pas le seul dans ce cas, peut-être que tu n'avais pas aussi assez de force et de vécu et pourtant
moi je me dis que quand j'ai découvert l'amour pour la première fois je n'avais pas de vécu auparavant et pourtant combien j'ai su aimer. J’imagine que ça puisse te faire du mal mais ce n'est pas
le but du rappel de tout cela, en prendre conscience c'est salvateur.
Je n’ai pas réussi à te comprendre, et toi non plus, tu m’as fait souffrir pendant plus de deux ans. Que veux-tu ? C’est la vie, il ne te reste plus que ces
quelques mots pour pleurer à ton tour. Rappelles-toi simplement tous les moments que l’on a vécu et tires-en tes propres conclusions. Etait-ce le bonheur, le malheur, la douleur, le plaisir, la
joie de vivre, le sourire quotidien ? Réponds-y et rends-toi compte de ce que tu as laissé !
Par Sébastien Cauchois
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