De vous à moi

  • : Sébastien Cauchois
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  • : Jeune homme de 20 ans passionné par l'écriture, l'art pictural, la chanson, la danse, le cinéma, les voyages. Ayant une grande soif de culture, je me mets au service des autres pour pouvoir partager des opinions aussi diverses soient elles.
Lundi 5 novembre 2007

La notion d’homosexualité

Je pense que je ne vais rien vous apprendre en disant que l’homosexualité résulte d’une orientation sexuelle réelle vers un même sexe. Aujourd’hui ce terme est très usité et il renvoie généralement, dans le langage commun, à une relation sexuelle avec un partenaire du même sexe. Par ailleurs, il traduit l’expression d’un comportement sexuel qui ne s’inscrit pas dans les mœurs, avec la difficulté que tout ce qui ne rentre pas dans la « norme » dérange.

Petite pause !

J’utilise le mot « norme » entre guillemets car qu’est ce qui est normal et qu’est ce qui ne l’est pas ?

Revenons !

Parlons des mœurs ! Si on se replonge dans l’Histoire, les relations homosexuelles étaient très valorisées dans la Grèce Antique, où elles faisaient parties de l’éducation des jeunes enfants qui recevaient leur initiation à l’âge de sept ans par un pédéraste.

Petite pause !

Ne pensez pas que j’use le mot « pédéraste » péjorativement. Dans notre société actuelle nous usons de ce mot mais ne savons pas ce que cela veut dire réellement. Certaines personnes usent ce mot sous la forme de « PéDé » mais n’en connaissent même pas le sens. « PéDé » est une abréviation pour dire pédéraste, et un pédéraste enseignait la sexualité aux enfants dans le système éducatif de la Grèce Antique.

Revenons !

Aujourd’hui, la communauté homosexuelle occupe une place de plus en plus importante dans les pays européens, on n’en parle souvent et elle fait couler beaucoup d’encre. La notion d’homosexualité ne renvoie pas forcément à la pratique sexuelle et recouvre bien d’autres phénomènes. Certes, quand nous parlons d’homosexualité, on peut penser à des fantasmes homosexuels, des pensées homosexuelles, des relations homosexuelles intermittentes, exclusives ou continues, ou bien des jeux homosexuels.

On distingue deux périodes d’homosexualité à l’adolescence : une homosexualité de première partir d’adolescence qui correspond à une phase de développement et une homosexualité de deuxième partie qui peut engager l’adolescent dans la voie de l’homosexualité adulte.

Appuyons-nous avec Freud !

Freud voit dans la relation homosexuelle l’expression d’une sexualité normale qui vise la reproduction de l’espèce humaine. Il parle de l’homosexualité en termes d’inversion et distingue trois formes d’inversions : l’objet de désir sexuel ne peut être qu’homosexuel (invertis absolus), ou bien appartenir aux deux sexes (invertis amphigènes), ou encore être choisi en raison de conditions externes (prison) qui rendent inaccessible l’objet de sexe opposé (invertis occasionnels). Freud rejette les hypothèses de caractère inné ou acquis en ce qui concerne la genèse de l’homosexualité. L’existence d’invertis amphigènes ou occasionnels tend a réfuter le caractère inné de l’homosexualité, c’est-à-dire que l’homosexualité n’a pas forcément toujours existé chez un sujet. D’autre part, en ce qui concerne le caractère acquis, il s’avère qu’une expérience homosexuelle ne détermine pas une sexualité homosexuelle future. Pour Freud, l’homosexualité ne relève pas d’une sexualité déviante mais, consiste en un inachèvement du parcours vers l’hétérosexualité, qui tient en la rencontre de trois types d’obstacles. Il explique que le développement psycho sexuel s’interrompt : l’homosexuel renonce à la procréation. Il ne s’est pas affranchi du stade o la libido abandonne le corps propre, perçu comme objet d’amour, pour se porter sur un autre corps qui lui ressemble. Une première fixation a lieu au stade anal au cours duquel s’opèrent des déplacements sur un pan sexuel par une série d’identifications : le bâton fécal devient le pénis, la perte fécale symbolise la castration, la matière fécale symbolise l’enfant et l’anus devient le vagin.

La deuxième fixation a lieu au stade phallique au cours duquel l’importance du pénis est présente pour les deux sexes. Elle se manifeste chez le petit garçon par l’angoisse de castration donnant lieu à un fantasme de femme phallique, et chez la petite fille par un complexe de virilité qui donne lieu à des revendications masculines.
Le complexe d’Œdipe, ainsi mal résolu, provoque une identification inverse importante. Le garçon va s’identifier à sa mère et avoir un désir d’enfant du père. La fille valorise son clitoris qui représente pour elle un petit pénis, au détriment du vagin. Cela débouche sur l’identification au père et le désir d’avoir un enfant de la mère.
T. Anatrella souligne l’influence de l’environnement, plus particulièrement familial. Il considère que c’est dans la mesure où le sujet est en interaction avec d’autres qu’il peut éveiller sa pulsion sexuelle et développer les représentations à partir desquelles il va l’exprimer. Les parents constituent les premiers partenaires de l’enfant au contact desquels la pulsion sexuelle est sollicitée, sur le mode de l’identification. Il explique que l’enfant développe sa sexualité à partir de la sexualité inconsciente des parents. L’image que renvoie le père ou la mère est très importante ; si celle-ci est dépréciée, l’enfant ne va pas pouvoir s’y identifier. Le sujet va accepter son identité (masculine ou féminine) dans la mesure où il intègre son corps sexué et reconnaît la différence des sexes à partir du lien qu’il entretient avec ses deux parents.
Il arrive fréquemment que les homosexuels s’identifient à une image idéale du sexe opposé et qu’ils rejettent le parent du même sexe. De nombreux homosexuels souffriraient ainsi d’une carence dans la capacité de relation inconsciente avec le parent du même sexe, ce qui conduirait à une ambivalence, une mise à distance de ce parent et une recherche de partenaires de même sexe érotisé.
Tout individu connaît une part d’homosexualité dans son enfance ou son adolescence. En effet, par un besoin de trouver son identité sexuelle, l’individu va s’identifier d’abord à son parent de même sexe puis va rechercher le contact avec ses pairs. Pour diverses raisons, il peut se fixer à ses premières identifications et les érotiser s’il échoue à intérioriser le sens de la bisexualité psychique.

Aparté sur Tony Anatrella !

Tony Anatrella est un prêtre psychanalyste, spécialiste en psychiatrie sociale. Il considère que la pratique de l’homosexualité est une marque d’immaturité et de non contrôle des passions, il rappelle que « l’homosexualité a toujours été une contre indication pour accéder aux Ordres » et ajoute que « une orientation sexuelle recherchée pour elle-même, en contradiction avec l’identité sexuelle, est toujours l’expression d’un sérieux problème ». Il a été poursuivi pour attouchements sexuels en septembre 2007, la justice a prononcé un non-lieu. (Encore une couverture de l’Eglise). Connu pour avoir affirmé, entre autres, que les personnes homosexuelles souffraient de narcissisme et d'immaturité, le Père Anatrella est critiqué depuis longtemps par ceux qui luttent contre l'homophobie et pour le « respect des différences ». Il est accusé par d'anciens patients homosexuels d'abus d'autorité, d'ordre sexuel, accusations qui ont été relayées par le magazine Golias en début d'année 2005. Ce magazine publie dans son numéro de septembre-octobre 2006, le témoignage de l'un d'eux, Daniel Lamarca, à l'époque séminariste de la Mission de France : « Ma thérapie avec Tony Anatrella » (Golias, n° 110, 2006, p. 31-33).

Revenons !

Comment un prêtre peut-il descendre la cause homosexuelle, la blâmer et par derrière attoucher ses patients. Il le nie. Pourquoi nier et dire que ce ne sont pas des attouchements sexuels mais une thérapie ? Avez-vous déjà connu une thérapie avec attouchements pour résoudre vos problèmes ? Encore une fois, on reste sur le doute que l’Eglise est un endroit sain. Surtout quand vous savez que plusieurs prêtres se permettent des aventures avec des prostituées, qu’ils attouchent des enfants (combien de cas ont été recensé !), qu’ils ne sont pas les plus saints et qu’après ils veulent nous transmettre la bonne parole. Où est la logique de tout ceci ? Nulle part on en reste au même point. Ce point est abordé dans un autre article.

En ce qui concerne la notion de l’homosexualité, j’en viens à dire que c’est tout simplement une orientation sexuelle vers le même sexe et que l’on ne la choisit pas. Tout le monde est homosexuel sous différentes formes. La première forme est que chacun a un désir de soi. Simplement sur le fait de l’auto masturbation. On s’est tous masturbé, étant jeune ou âgé. Vous vous êtes procuré du plaisir avec vous-même, en vous touchant. Ceci a un caractère homosexuel. La deuxième forme est le fantasme. Chacun d’entre nous a au fond de lui le fantasme homosexuel, vouloir essayer avec une personne du même sexe. Certains d’entres vous diront « non » mais essayer de vous mémoriser vos rêves depuis votre tendre enfance jusqu’à aujourd’hui. Beaucoup le nie par peur d’être rejeté ou bien d’être pris pour un con. Et enfin la troisième forme d’homosexualité est la plus répandue : un(e) homosexuel (le) se rend compte de l’attirance pour le même sexe et trouve son confort avec ce dernier. Cette attirance est souvent due à un événement dans le passé, à un problème dans la famille avec le père ou la mère.

 

Voilà ma définition de l’homosexualité ;

Et vous, d’accord, pas d’accord ?

par Petit ecrivain en herbe publié dans : L'homosexualité et ses abords ajouter un commentaire communauté : Peace & Love commentaires (4)   
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Commentaires

pas mal ton article y'a du vrai la dedans
commentaire n° : 1 posté par : regis (site web) le: 31/12/2007 12:02:17
Bonsoir, un bon livre est : " La peur de l'Autre en soi ". Je l'ai acheté il y a douze ans , commandé au Canada, et c'est l'évidence, que l'homosexualité pour moi c'est l'amour et la tendresse entre deux êtres, point final, Amitiés
commentaire n° : 2 posté par : Ederza-Naturaimer. (site web) le: 05/11/2007 18:55:12
Toutes ces explications psychologiques m'ont toujours laissées dubitatifs.

Les hetero font des homos, et les homos des hetero. Je ne pense pas que les choses soient si simples. De ma propre expérience, je savais que j'étais attiré par les garçons avant même l'age de l'adolescence ; et même si j'ai "essayé" les filles au collège/lycée, ça n'a jamais été ma tasse de thé (et puis imaginer être avec un mec pour faire marcher la mécanique, c'est quand même pas la plus grande marque de respect qu'on peut montrer au partenaire lol).

Bref, un peu comme Anne, ça fait longtemps que j'ai arrêté d'essayer d'expliquer le pourquoi du comment. Je suis et je vis tout simplement. On a déja bien assez de mal de manière générale à évoluer dans notre vie, je vais pas m'en rajouter hihi :)

Amicalement,

Seb
commentaire n° : 3 posté par : Sebirl (site web) le: 05/11/2007 18:19:39
Freud a donné une première approche de l'homosexualité. Selon lui :

- Pour la fille, l'homosexualité résulte d'une fixation infantile à la mère et d'une déception à l'égard du père.
- Pour le garçon, l'homosexualité survient après la puberté, quand s'est instauré durant l'enfance un lien intense entre le fils et sa mère. Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s'identifie à elle, se transforme en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu'il puisse aimer comme il a été aimé par sa mère.

Dans le développement normal d'un enfant, garçon ou fille, au tout début, il y a une identification première au père, l'objet d'amour étant la mère. L'enfant aime la mère du même type d'amour que celui du père pour la mère : il la désire et veut être aimé d'elle comme elle aime le père.

Pour la fille, l'amour premier pour la mère se transforme en haine pour elle : la mère ne lui a pas donné de pénis. Elle l'a faite manquante. Alors, elle s'identifie à sa mère et se met à aimer le père qui, lui, a un pénis ; elle veut obtenir de lui un "pénis de substitution" (= un enfant). Mais le père refusant d'épouser sa fille, la fille sort du complexe d'Oedipe en acceptant de diriger son amour vers un homme de sa génération.

Formation de l'homosexualité suivant Freud :
Pour la fille, l'identification primaire au père se maintient. Il y a donc un mode d'amour pour la mère qui est semblable au mode d'amour du père par rapport à la mère. L'identification secondaire est donc aussi sur le père.
Que ce soit pour l'Oedipe ou pour l'Oedipe inversé, la sortie du complexe dépendra de la façon dont le père jouera ou non un rôle de séparateur. S'il ne joue pas ce rôle, le sujet, garçon ou fille, n'aura pas à se "déplacer".

Je veux bien comprendre cette théorie freudienne, alors dans les couples lesbiens élevant seules un enfant, la fille, ne devient pas forcément lesbienne, les études le prouvent. L'entourage n'influence en rien l'orientation sexuelle de l'enfant surtout si elle élevait dans la tolérance. Or elle va reporter son complexe d'Oedipe sur une femme. Ces exemples me semblent-ils vont à l'encontre de la théorie de Freud sur le complexe d'Œdipe.

Donc plutôt que homosexualité, on doit plutôt parler d'homosensibilité ou d'homosensualité.
La référence à la sexualité, qui reste encore très tabou dans notre société malgré les discours en tout genre, fausse les débats sur l'acceptation de l'homosexualité et renforce les théories homophobes qui se basent souvent sur les recherches de Freud pour nous cataloguer dans le rang des malades.

Pour compléter les travaux de Monsieur Freud :

Ombre de ton chien (Discours psychanalytique, discours lesbien) Jean Allouch, Epel, 2004

Freud n’a consacré qu’un seul texte à l’homosexualité (féminine), un court article et qui fut commenté, discuté, voire critiqué par ses successeurs, dont Lacan. Sigmund Freud venait alors de décider d’arrêter le traitement d’une jeune fille, conduite chez lui par ses parents, pour qu’elle s’engage dans les voies normales de l’hétérosexualité. Cette jeune fille, c’est Sidonie Csillag, dont le livre vient d’être publié sous le titre "Sidonie Csillag, homosexuelle chez Freud, lesbienne dans le siècle". Dans le présent ouvrage, voici donc Lacan, correcteur de Freud, lui-même rectifié. Dans sa présentation des remarques de Lacan, l’auteur, Jean Allouch, indique quelles difficultés rencontrait alors Freud avec sa propre fille Anna, qu’il prend en traitement analytique en même temps que Sidonie Csillag, et elle aussi orientée sexuellement vers les femmes. Lacan est ici corrigé grâce à son propre travail, en usant de sa distinction entre discours psychanalytique et discours du maître. Lacan n’aura pas vu, selon l’auteur, que loin d’être un cas de Freud, Sidonie Csillag était un maître qui délivrait une leçon, et dont la vie exemplifiait cette leçon (Socrate lui aussi faisait de sa vie une leçon).

Maintenant j'en arrive à la conclusion doit-on expliquer l'homosexualité ou tout simplement la vivre sans se justifier ? Car demande-t-on aux hétérosexuels de se justifier ?

Amitié
Anne
commentaire n° : 4 posté par : nane528 (site web) le: 05/11/2007 16:56:47

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