L'Europe des homos
par Jacqueline RemyDe la Suède à l'Espagne, les militants homosexuels font partout entendre leur voix
es Suisses
ont adopté par référendum, le 5 juin, un projet de «partenariat enregistré» pour les couples homosexuels: 58% des électeurs ont approuvé ce texte, qui donne aux gays et aux lesbiennes
exclusivement des droits analogues à ceux qu'offre le Pacs en France. Le 12 juin, c'était au tour des Italiens de se rendre aux urnes pour décider, ou non, d'assouplir le cadre des techniques
de procréation médicalement assistée et, en particulier, de les ouvrir aux homosexuels, comme en Suède, pays qui accepte les lesbiennes depuis le 3 juin. Le pape Benoît XVI est venu à la
rescousse des évêques italiens, qui appellent les électeurs à s'abstenir. Quelques jours plus tôt, lors de la Gay Pride de Milan, la star du cortège avait été le nouveau président de la région
des Pouilles, le communiste Nichi Vendola, qui défendait «la liberté, mais aussi le droit à l'affectivité».
C'est une vague de fond qui balaie l'Europe, au moment où les gay prides fleurissent. Partout, les militants homosexuels font avancer leurs revendications et tomber les interdits. Même en Roumanie, où l'homosexualité n'a été décriminalisée qu'en 2001, le premier défilé gay jamais organisé a réuni le 28 mai dernier quelques centaines de personnes à Bucarest, avec le soutien du président, Traian Basescu, et de sa ministre de la Justice. En Norvège, le diocèse d'Oslo s'est prononcé le 6 juin pour l'emploi de pasteurs homosexuels vivant en couple, en dépit de la décision du nouvel évêque de la capitale, qui souhaitait en finir avec cette pratique. Quant au président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, il a été élu à São Paulo «personnalité de l'année» par l'Association brésilienne de la fierté gay, lesbienne et transsexuelle, en guise de remerciement. Le 21 avril, les députés espagnols ont adopté une loi qui, modifiant le Code civil, autorise le mariage homo et l'adoption d'enfants par deux personnes de même sexe.
On est loin, très loin - mais juste trois décennies - de ce temps où le silence régnait sur la sexualité en général, a fortiori sur ses particularités. En sortant de la honte et de la
clandestinité, les homos ont conquis le droit à la conjugalité - dans presque tous les pays d'Europe - et même parfois à la parentalité. On peut discuter de ces réformes. Encore faudrait-il le
faire sereinement. Combien de temps encore des skinheads, comme en Italie, ou des chanteurs imbéciles - tel le Jamaïquain Capleton, interdit de concert dans plusieurs villes françaises -
entretiendront-ils le sentiment de persécution des homos? Un sentiment démesuré, en regard du respect que leur témoigne la majorité des citoyens européens. Vote à l'appui.
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On avance petit à petit dans les pays voisins, mais la France conserve son retard. quand est-ce que notre gouvernement va se réveiller pour nous laisser adopter un enfant. nous en sommes autant
capable que les hétérosexuels et même plus car nous avons un grand désir d'en avoir et savons que nous portons plus d'attention aux enfants. il en a été prouvé par des enquêtes alors pourquoi
ne pas nous laisser ce droit????
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