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Présentation

Vendredi 28 mars 2008

La culture de l'Inde est marquée par un degré de syncrétisme élevé. Beaucoup de pratiques, langues, coutumes, et monuments indiens en sont des exemples : des édifices architecturaux inspirés de l'architecture de l'Islam, tels que le Taj Mahal sont l'héritage de la dynastie moghole. La culture indienne est donc le résultat de traditions qui ont combiné des éléments hétérogènes de civilisations présentes sur le territoire à la suite d'invasions ou de mouvements migratoires et qui ont marqué le pays à un moment ou à un autre de son histoire.

Malgré la loi, la hiérarchie indienne est toujours organisée en castes. Les castes supérieures, les brahmanes et les commerçants, sont souvent en conflits. Ensuite suivent les castes moyennes, les castes inférieures et enfin, les hors castes. Les hors castes ont une vie très restreinte. Les femmes lavent le linge dans la rivière avoisinant leur habitations, tandis que les enfants jouent près d’elle. Une femme hors caste n’aura jamais le droit d’entrer dans la maison d’un brahmane lorsqu’elle va vendre son linge.

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Jeudi 27 mars 2008

L'Inde a la plus grande armée de réserve au monde. L'Armée de l'Air de l'Inde est la quatrième plus grande au monde, derrière celles des États-Unis, de la Russie et de la Chine.

Les forces armées indiennes disposaient en 2006 d'un effectif de 1 325 000 militaires et 535 000 réservistes [réf. nécessaire].

Son budget pour la défense s'élève à 19,1 milliards de dollars (soit 15,80 milliards d'euros), 3,11 % du produit national brut (PNB)

Ses forces sont réparties comme ainsi :

  • Armée de terre : 1 110 000 hommes ;
  • Armée de l'air : 170 000 hommes ;
  • Marine : 55 000 hommes.

Elles disposent de 3 000 chars de combat, 1 900 autres blindés, 650 avions de combat (ainsi que des forces aéronavales), 16 sous-marins, 1 porte-aéronefs et 8 destroyers. L'Inde vient de commencer le remplacement de 126 MiG-21 par d'autres avions russes pour 2012 [réf. nécessaire].

L'Inde dispose d'armes nucléaires depuis 1974 réparties dans l'aviation ou dans des missiles IRBM.

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Mercredi 26 mars 2008

Les valeurs indiennes traditionnelles de la famille sont fortement respectées, bien que dans les milieux urbains le modèle de la famille nucléaire soit prévalent. Cependant, la « joint-familly » est encore très présente dans les campagnes et petites villes (70 % de la population). On trouve ainsi parfois plus de vingt personnes vivant sous un même toit.

A leur mariage, les fils restent vivre près de leurs parents, prenant petit à petit la relève pour subvenir aux besoins de la maison. La relation entre frères est des plus codées selon la place dans la fratrie. Les épouses qui sont sous les ordres de leur belle-mère dans les premières années suivant le mariage prennent leur place et exercent leur autorité dans la maisonnée. La tradition n'est pas figée, tous les modèles sont possibles : cuisines séparées ou cuisine commune, maison mitoyenne, etc.

Au sein du foyer, l'entraide est de rigueur : la charge des vieux parents est partagée entre tous. Ils sont intégrés à la vie quotidienne pour accomplir des petits travaux ou services relevant de l'économie domestique, qui dans nos sociétés occidentales contemporaines sont fréquemment mécanisés ou confiés à des tiers : par exemple, raconter des histoires aux enfants, ou éplucher les légumes pour la préparation des repas.

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Mardi 25 mars 2008
Le temple de Lotus à Delhi est un temple Bahai
Le temple de Lotus à Delhi est un temple Bahai

Les principales religions pratiquées en Inde sont l'hindouisme (79,8%) et l'islam (13,7%). On trouve aussi des jaïns, des sikhs, des zoroastriens (pârsîs), des bouddhistes, des juifs et des chrétiens - ceux-ci issus d'une évangélisation soit très ancienne (St Thomas (apôtre) au Kerala et au Karnataka) soit consécutive à l'arrivée des Européens : Portugais, Français, Anglais. Alors que le bouddhisme est originaire du nord de l'Inde, il n'est plus pratiqué à l'heure actuelle que par une partie infime de la population, surtout les Tibétains déplacés lors de l'invasion du Tibet par la Chine et quelques milliers d'ex-intouchables qui se sont convertis en suivant l'exemple de Bhimrao Ramji Ambedkar, un grand leader intouchable de l'indépendance. Des religions naturelles, classées comme Animistes, sont encore très vivantes parmi les groupes tribaux du centre du pays.

L'Inde possède de nombreuses religions aux statuts divers. Plusieurs des « grandes » religions sont originaires de l'Inde, dont l'hindouisme et le bouddhisme, et certaines sont presque exclusives à l'Inde.

L'hindouisme est de loin la première religion de l'Inde elle comprend 878 millions de fidèles soit 79,8 % de la population indienne.

L'islam, avec environ 150 millions de fidèles (env. 13,7 % de la population Indienne), fait de l'Inde le troisième pays musulman au monde après l'Indonésie et le Pakistan.

L'Inde compte environ 25 millions de chrétiens (orthodoxes, protestants et catholiques ensemble forment env. 2,5 % de la population indienne) dont une partie (dans le Kerala) appartient à l'une des communautés chrétiennes les plus anciennes au monde (Mar Thomas). Les chrétiens ont également établi un vaste réseau éducatif de qualité.

Le sikhisme est une religion propre à l'Inde qui comprend 18 millions de fidèles (env. 2,1 % de la population indienne). La majorité des Sikhs habitent au Penjab. Les Sikhs sont très présents dans l'armée.

L'hindouisme est la religion dominante de l'Inde
L'hindouisme est la religion dominante de l'Inde

Le bouddhisme, qui avait disparu vers le Xe siècle, renaît en Inde de plusieurs façons, notamment sous la forme de la pratique de vipassana, et grâce au mouvement de conversion en masse de Dalits ou intouchables, initié en 1954 par Bhimrao Ramji Ambedkar et qui se poursuit de nos jours : les néo-bouddhistes. Le nombre de bouddhistes en Inde est aujourd'hui estimé à 7,5 millions de personnes soit environ 0,8% de la population indienne.

Le jaïnisme est une religion propre à l'Inde qui comprend entre 3 et 4 millions de fidèles (env. 0,5% de la population Indienne) et dont la majorité des pratiquants habitent au Maharashtra et Gujarat. Le jaïnisme se caractérise par un respect absolu de toute forme de vie.

La communauté Pârsî décroît rapidement. Des religions indiennes sont apparues sur le territoire indien pour y disparaître, comme les Ajîvika.

Les tensions interreligieuses peuvent être vives en Inde. Après l'indépendance en 1947, les déplacements forcés de populations entre l'Inde et le Pakistan avaient provoqué des émeutes extrêmement violentes entre les communautés hindouistes et musulmanes, qui firent, selon certaines estimations, un millions de morts[4]. En 1984, après l'assassinat d'Indira Gandhi, les pogroms touchent la communauté sikh. En 1992, la destruction de la mosquée historique d'Ayodhya[5] par des hindous avait entraîné des violences entre musulmans et hindouistes, notamment à Bombay, faisant plus de 2 000 morts dans le pays.

En octobre 2001, un attentat suicide frappe le Parlement du Jammu-et-Cachemire à Srinagar (38 morts)[6]. Le 13 décembre 2001, le Parlement fédéral subit une attaque suicide qui provoque la mort de 14 personnes[6].

En 2002, des affrontements entre hindous et musulmans font plus de 250 morts en trois jours à Ahmedabad. Les émeutes font suite à l’incendie par des musulmans, le 27 février, d’un train ramenant des extrémistes hindous, tensions liées à la destruction de la mosquée d'Ayodhya en 1992.

Le 7 mars 2006, la ville de Bénarès connaît un triple attentat, revendiqué par le Lashkar-e-Qadar[6]. Le 8 septembre 2006, l’explositon de trois bombes près de la mosquée de Malegaon, dans l'État du Maharashtra, fait 37 morts[6]. Le 25 août 2007, deux attentats à la bombe frappent la ville d'Hyderabad, tuant au moins 43 personnes[7]. Le 23 novembre 2007, les villes de Bénarès, Lucknow et Faizabad, sont touchées par des attentats contre des tribunaux, faisant au moins treize morts et une cinquantaine de blessés[8]. Ces attentats arrivent au moment où les avocats de l'Uttar Pradesh annonce ne pas assurer la défense des militants islamistes dans leur région.

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Lundi 24 mars 2008

À 38 ans, le petit-fils d'Indira, fils de Sonia et de Rajiv, a été désigné secrétaire général du Parti du Congrès. Il prépare activement les élections générales programmées pour le printemps 2009.



Rahul Gandhi est le type même de garçon que toute mère rêve d'avoir un jour pour gendre. Plutôt beau gosse, mais sans ostentation, avec, quand il sourit, de tendres fossettes qui rappellent l'enfance. Bien élevé. Une solide éducation de manager, tout à fait dans l'air du temps. Réservé sans être vraiment timide. Promis, surtout, à un brillant avenir, grâce à un impeccable pedigree : Rahul est quatrième de la lignée Nehru-Gandhi. Ces «Kennedy» du sous-continent ont régné pendant près de quarante ans sur un pays qui vient de célébrer le soixantième anniversaire de son indépendance. Quant à Rahul, il est entré en politique en 2004, en se faisant élire député d'Amethi, une circonscription reculée de l'Uttar Pradesh, l'État indien le plus peuplé (166 millions d'habitants), l'un des plus pauvres aussi, situé au nord du pays. Un fief où s'était déjà illustré son père, Rajiv Gandhi, avant d'être assassiné dans le Tamil Nadu (sud), en 1991, en pleine campagne électorale.

Même s'il s'efforce de ressembler à son père, Rahul est d'abord le fils de sa mère, Sonia, devenue présidente du Parti du Congrès en 1998. Après avoir conduit, contre toute attente, le parti à la victoire, lors des législatives de mai 2004, la veuve de Rajiv a, certes, renoncé au poste de premier ministre qui lui revenait de droit. Elle a confié les clés de la dynastie Nehru-Gandhi à Manmohan Singh, ancien ministre des Finances, et auteur de la libéralisation économique de l'Inde dans les années 1990. D'aucuns avaient alors affirmé que son origine italienne représentait pour Sonia un sérieux handicap. Voilà pourquoi elle aurait préféré s'effacer, et désigner un technocrate pour gouverner à sa place. En attendant Rahul. Qu'on ne s'y trompe pas. Non seulement Sonia Gandhi est toujours à la tête du parti, mais elle a fait maintes fois la preuve qu'aucune décision importante ne se prenait sans elle à Delhi. En septembre dernier, elle a nommé Rahul secrétaire général du Parti du Congrès. Comme son père avant lui, là encore,il y est responsable de la jeunesse. Une manière, pour ce néophyte, de se familiariser avec les rouages de la politique. Et un message sans équivoque de Sonia : le retour des Nehru-Gandhi sur le devant de la scène est proche. Avec, en prime, du sang neuf. «Sous la direction de Rahul, le pays va pouvoir avancer vers une nouvelle ère», s'est félicité Oscar Fernandes, le ministre du Travail. Très proche de la famille Gandhi, Fernandes avait très mal vécu le retrait de Sonia, au printemps 2004. On l'avait vu pleurer à chaudes larmes face aux caméras de télévision du monde entier en apprenant la nouvelle. Aujourd'hui, quitte à mettre la charrue avant les bœufs, il parle de Rahul comme s'il était déjà chef du gouvernement. Il n'est pas le seul à s'enthousiasmer à l'idée de l'avènementd'une nouvelle génération Nehru-Gandhi, plus moderne, plus battante. En un mot, plus en phase avec la réalité indienne d'aujourd'hui que ne l'aurait été Sonia.Reste, cependant, à en convaincre les électeurs. Si ceux de la circonscription d'Amethi sont déjà acquis à Rahul Gandhi, c'est, pour beaucoup,il faut bien l'avouer, en mémoire de son père. «Seul Rahul peut nous sauver. Il est aujourd'hui notre Rajiv Gandhi», affirme ainsi Ravinder Nath, un commerçant local.

Un héritage lourd à porter. Rahul n'affirmait-il pas, il y a deux ans encore : «Pour l'instant, ma place est au sein de mon peuple, il me faut apprendre et comprendre afin de pouvoir mieux servir mon peuple et mon parti.» Promesse tenue. À la fin de la semaine dernière, le jeune «héritier» il fêtera ses trente-huit ans le 19 juin , a entrepris de partir à la découverte de l'Inde, comme il le dit lui-même. Non sans arrière-pensées. Les élections générales sont programmées pour le printemps 2009, mais elles pourraient être avancées, et d'aucuns voient déjà dans le périple du fils Gandhi le lancement d'une campagne électorale qui ne dit pas son nom. Peu familier des réalités des zones rurales indiennes, voici donc notre jeune Rastignac en train de faire ses classes auprès des plus humbles, la base électorale traditionnelle du Parti du Congrès de ses ancêtres. Et, comme eux, c'est par l'Orissa, l'un des États les plus démunis du pays, encore plus que l'Uttar Pradesh, qu'il a commencé son initiation. Vêtu du traditionnel kurta-pyjama blanc (longue tunique de coton léger tombant sur un pantalon de même texture), devenu, depuis quatre ans, son «uniforme politique», Rahul Gandhi a fait plus fort encore. Il s'est porté d'emblée au chevet des populations tribales, en plein cœur d'une forêt infestée de dangereux guérilleros maoïstes. Donnant des frissons aux forces de sécurité chargées de veiller sur lui. Deepak Kumar Chouhan, responsable de la police locale s'arrache rétrospectivement les cheveux. «À peine arrivé, Rahul Gandhi nous a faussé compagnie, et quatre heures durant,nous ne savions pas où il se trouvait !, dit-il. J'ai essayé de l'arrêter, mais il est parti avec sa garde rapprochée vers un village, il n'a pas voulu dire où exactement. J'avais reçu l'ordre de ne pas les suivre, mais nous étions extrêmement inquiets, car les naxalites (militants maoïstes indiens, NDLR) tiennent la région.»

Le malheureux policier a appris par la suite que Rahul avait accepté l'invitation à dîner de familles tribales. À l'évidence, le jeune Gandhi a la fibre humaine. Une chose est sûre, dès le premier jour de sa «découverte de l'Inde», le courant semble être passé entre lui et des populations qui s'étaient détournées du Parti du Congrès au cours des dernières années. Et pour cause. En 1990, ces régions les plus reculées d'Orissa ont battu un triste record : plusieurs familles y sont mortes, victimes de la famine. Pour tous ceux-là, que l'Inde affiche 53 milliardaires, dont près d'une demi-douzaine inscrits au palmarès de la grande richesse mondiale, ne fait pas beaucoup de différence ! Visiblement ému par une misère qu'il ne soupçonnait pas, Rahul Gandhi a, quelques heures plus tard, bravé une nouvelle fois les consignes de sécurité. Quittant l'estrade où il venait de prononcer son discours, il a franchi les palissades en bois qui le séparaient de la foule venue l'écouter. Il a touché les pieds des plus âgés en signe de respect, et joint les mains à hauteur du front en un geste de namasté, le salut indien, tout aussi respectueux. Pour ces centaines de «hors castes», il flottait dans l'air comme un parfum de fête. À plusieurs reprises, les femmes ont lancé des youyous stridents. Et Rahul a trouvé des mots de réconciliation. Légèrement emphatique, il a lancé : «Tous les gens de ce district, toutes les populations tribales de la région ont désormais un guerrier à New Delhi pour défendre leurs intérêts. Son nom est Rahul Gandhi.» Ce n'est pourtant pas un hasard si le jeune politicien a martelé le nom de sa dynastie. Même si sa gentillesse naturelle a touché son public, c'est, là encore, de sa famille qu'il tient sa légitimité auprès de ces pauvres parmi les pauvres. «Mon père et ma mère vous ont rendu visite bien avant moi ; ils avaient un lien affectif avec les gens de cette région», leur a-t-il dit, promettant dans la foulée de perpétuer (ou de renouer) les liens traditionnels entre les Gandhi et les populations tribales.

Le comble de l'émotion fut atteint samedi, à Gunupur dans le district de Rayagada, toujours en Orissa. C'est là que, le 21 mai 1991, Rajiv Gandhi avait prononcé son dernier discours en public. Quelques heures plus tard, alors qu'il se préparait à un meeting électoral à une cinquantaine de kilomètres de Madras, dans le Tamil Nadu, il avait été assassiné par une femme kamikaze des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) sri-lankais. La terroriste avait dissimulé sa bombe dans un panier de fleurs, tuant une quinzaine de personnes, outre Rajiv Gandhi. «Vous avez eu la chance de voir mon père et d'entendre son dernier discours», a déclaré Rahul Gandhi devant une foule recueillie. Assis à sa droite, sur l'estrade, le dirigeant local du Parti du Congrès pleurait sans retenue, le visage enfoui dans ses mains. C'est lui qui, il y a dix-sept ans, avait accueilli Rajiv. Des Kennedy, les Nehru-Gandhi ont le glamour. Mais aussi la malédiction qui semble s'être acharnée sur les deux dynasties. En 1984, Indira Gandhi, la grand-mère de Rahul, a été assassinée par deux de ses gardes du corps sikhs en représailles contre l'attaque du Temple d'or à Amritsar, haut lieu du sikhisme, par les troupes gouvernementales. Elle était la fille de Jawaharlal Nehru, le premier chef de gouvernement de l'Inde indépendante, auquel elle avait succédé en 1964. À la mort d'Indira, Rajiv avait repris les rênes du pouvoir. Sans grand enthousiasme, d'autant que sa mère avait préparé, pour lui succéder, Sanjay, le jeune frère de Rajiv. Grand amateur d'aviation, celui-ci s'était tué lors du crash de son appareil sur l'aéroport de Delhi le 23 juin 1980.

Il avait 34 ans.

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Lundi 24 mars 2008
Inde : la longue marche des oubliés de Bhopal De notre envoyée spéciale à Bhopal Marie-France Calle

 Le 3 décembre dernier à Bhopal, jour anniversaire du drame de 1984, des manifestants brûlaient l'éffigie de Warren Anderson, l'ancien président du chimiste Union Carbide. Le 3 décembre dernier à Bhopal, jour anniversaire du drame de 1984, des manifestants brûlaient l'éffigie de Warren Anderson, l'ancien président du chimiste Union Carbide. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS Ils sont une petite centaine à avoir entrepris ce périple de huit cents kilomètres pour que le gouvernement de Delhi vienne en aide à ceux qui ont survécu à la catastrophe de 1984 quand un nuage de fumée toxique s'est échappé de l'usine Union Carbide. Une tragédie de pauvres. Un petit Hiroshima… Le désastre écologique de Bhopal, qui a tué près de 30 000 personnes, le 3 décembre 1984, est surtout un drame humain en passe d'être oublié. Oubliées, les victimes qui ont survécu, mais souffrent toujours de graves séquelles après avoir inhalé, cette nuit-là, le nuage toxique qui s'était échappé de l'usine Union Carbide, située en plein centre-ville. Passés par pertes et profits, les rescapés se battent, aujourd'hui encore, pour faire valoir leurs droits. Une petite centaine d'entre eux a entrepris, le 20 février, une marche Bhopal-Delhi. Un padyatra (littéralement voyage à pied en hindi) épuisant de huit cents kilomètres, pour aller dire leur désespoir au gouvernement indien. Les organisateurs de la procession, regroupés sous la bannière de la Campagne internationale pour la justice à Bhopal, sont bien décidés, cette fois, à se faire entendre. Comme ils l'étaient, il y a deux ans, lorsqu'ils avaient entrepris la même procession. Manmohan Singh, le chef du gouvernement indien, leur avait alors promis que des compensations seraient versées, et que le sol et l'eau contaminés seraient enfin assainis. Ils sont là pour lui rappeler ses promesses… jamais tenues. Car, sous la pression des investisseurs américains, le gouvernement de Delhi fait l'autruche, désireux de ne pas se les aliéner. Secret de fabrication «Nos revendications ne sont pas nouvelles. Mais cette fois, grâce à l'appel lancé sur notre site Internet, des gens du monde entier sont avec nous, explique Rachana Dhingra, l'une des organisatrices de cette longue marche, à laquelle elle participe aussi. Ils envoient des fax au bureau du premier ministre à Delhi. Il en arrive plus de cinquante par jour et le système est bloqué. Au ministère, ils sont furieux !» Le petit groupe est à moins de cent kilomètres de Delhi. «Nous nous sommes fixé pour but d'y arriver le 28 mars. Dans les jours qui suivront, nous organiserons des manifestations», confie Rachana. Elle raconte que «tout le monde a le moral», même si les rescapés ont pris vingt-cinq ans et qu'ils ne sont pas au mieux de leur forme physique ; que tout le monde a des ampoules aux pieds et que la chaleur se fait de plus en plus pesante. «Ce qui est réconfortant, ajoute-t-elle, c'est qu'il y a aussi des enfants avec nous.» À l'hôpital Sambhavna de Bhopal, construit grâce à des fonds privés en 1996, Satinath Sarangi, l'un des responsables de l'établissement, ne décolère pas : «Les victimes ont déjà été trompées une fois, parce qu'Union Carbide n'avait jamais révélé le secret de la fabrication du Sevin, un pesticide efficace. Mais maintenant on sait tout. On sait surtout que nombre de responsables du gouvernement, à Delhi, tentent de faire en sorte que les droits des victimes ne soient pas pris en compte.» Et pour cause, ajoute-t-il, «Dow Chemical, qui a racheté Union Carbide en 2001, a promis d'investir en masse en Inde… à condition qu'il n'y ait aucun problème à cause de Bhopal». Des procédures juridiques sont en cours. Contre Warren Anderson l'ex-patron d'Union Carbide, qui coule des jours heureux dans le Connecticut ; contre Dow Chemical, qui refuse de payer ; contre le gouvernement indien, qui fait le mort. Mais elles traînent en longueur. Pour Sanitah Sarangi, le pire, c'est que Delhi est prêt à vendre son âme pour que des produits plus dangereux encore que le Sevin soient fabriqués en Inde par Dow Chemical et d'autres. «Ils veulent produire un gaz qui a été inventé par les nazis en Europe, s'insurge-t-il. Il est supposé tuer les termites. La production a été retirée aux États-Unis en 2002.» Il poursuit : «Mais l'Inde, avide d'investissements étrangers, vient de créer les PCPIR (Petroleum, Chemical and Petrochemical Investments Regions). Ce sont des zones économiques exclusivement réservées à la fabrication de produits chimiques. Le danger est incommensurable pour la population.» Sakina Bee attend sagement son tour dans la petite cour ombragée de l'hôpital. À 65 ans, elle vient ici régulièrement, pour les médicaments. Et pour le réconfort. Son mari est mort dans les jours qui ont suivi la catastrophe. «Quand les gaz ont commencé à s'échapper, raconte-t-elle, nous n'avons pas compris ce qui se passait. C'était comme si nous avions inhalé de la poudre de piments brûlés. C'était la nuit. Tout le monde courait dans tous les sens.» À quelques kilomètres de là, sur les murs en briques de l'ancienne usine désaffectée, immense bâtiment sinistre, des inscriptions à la peinture blanche donnent la mesure de la frustration des habitants. «Bhopal souffre du cadeau empoisonné des Américains» ; «Manmohan Singh, main dans la main avec les compagnies étrangères» ; «Ramenez Warren Anderson en Inde pour qu'il y soit pendu» ; «Des milliers de familles indiennes continuent de boire de l'eau empoisonnée»… Horrible nuit Au fond d'une ruelle pestilentielle et encombrée, habite Alia Bee. Aujourd'hui âgée d'une quarantaine d'années, elle ne s'est toujours pas remise de cette horrible nuit de 1984. «Dès qu'elle entend des cris, elle se rue au-dehors pour prévenir les gens, leur dire qu'ils doivent fuir», raconte son époux. Il poursuit : «Un jour, Alia Bee était sous la douche lorsqu'une bagarre a éclaté non loin de chez nous. Elle s'est jetée dans la rue sans prendre le temps de mettre un vêtement. Depuis, nous la surveillons de près.» L'air absent, assommée par les anxiolytiques, Alia Bee roule des bidis, ces petites cigarettes indiennes, qui contiennent peu de tabac. «Cela l'occupe et rapporte un peu d'argent», explique son mari.
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Lundi 24 mars 2008
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  • Le PNB de l'Inde était de 793 milliards de dollars en 2005.
  • Le PNB par habitant était de 720 dollars en 2005.
  • En 2005, l'agriculture représentait 22 % du PIB, les industries 27 % et les services 51 %. Le PNB de l'Inde est le 10e du monde en valeur.
  • Répartition des emplois (2004) : agriculture 50%, industrie 21%, services 29%.
  • Taux de pauvreté (2004) : 25%
  • Taux de chômage (2005) : 10%
  • Dette extérieure (est. 2005) : 95 milliards de dollars
  • Inflation (2005) : 4.2%

L’Inde a réalisé d’énormes progrès économiques depuis l’accession à l’indépendance. Il est vrai qu’il fut un temps, la civilisation indienne rayonnait dans l’ensemble de l’Asie. C’est l’époque où l’Inde, à égalité avec la Chine, se situait au tout premier rang mondial, avec 22.6% du revenu de la planète. C’était en 1700.

Aujourd’hui, l’Inde, un géant de plus d’un milliard d'habitants, commence à reprendre sa place dans l’économie mondiale. Le PIB total indien s’élève à 785.5 milliards de dollars (soit le 4e rang mondial en terme de parité de pouvoir d’achat). L’objectif du gouvernement indien consiste à accélérer le développement économique en réduisant la pauvreté, en développant davantage les infrastructures, notamment en zone rurale, et en facilitant l’accès à l’éducation ainsi qu'aux soins pour la population.

Elle s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec les pays d'Asie centrale, les États-Unis et l'Europe.

 

Immeuble commercial à Bangalore, ville vitrine de la croissance économique indienne
Immeuble commercial à Bangalore, ville vitrine de la croissance économique indienne

La classe moyenne indienne compte plus de 350 millions de personnes en constante évolution. Les secteurs qui tirent profit de la conjoncture sont, avant tout, les services et l’industrie manufacturière.

Dans le domaine spatial, le pays a réussi à lancer en janvier 2007, une fusée transportant une capsule qui a ensuite été récupérée sur Terre, dans le cadre de la préparation d’un vol spatial habité. La fusée indienne PSLV (Polar Satellite Launch Vehicule) a placé sur orbite quatre satellites, une première pour l’Inde, dont deux satellites indiens, un indonésien et un argentin.

Aujourd’hui avec neuf satellites géostationnaires opérationnels, le pays a mis à profit son succès technologique spatial pour créer la télé-éducation ainsi que des réseaux de télé-médecine au service de la population. Le pays compte plus de 3 millions de nouveaux abonnés au téléphone mobile chaque mois. Des jeunes du monde entier viennent étudier en Inde et effectuer des stages dans le pays.

L’Inde est aussi le premier producteur et exportateur de médicaments génériques du monde. La capitale de l’industrie pharmaceutique est Hyderâbâd. La première entreprise du secteur est Ranbaxy, avec plus de 10 000 salariés et 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires. Les exportations indiennes se chiffrent à plus de 2 milliards de dollars.

Bourse des valeurs à Mumbai
Bourse des valeurs à Mumbai

D'après une étude de Jean-Joseph Boillot, ancien conseiller financier à la Mission économique de New Delhi, la croissance de l'Inde dépassera celle de la Chine à l'horizon 2010-2015.

* Prévision de croissance en 2007 [2]: 10%

  • Croissance en 2006[3]: 9.2%
  • Population en millions en 2005 : 1 095
  • PIB en milliards de dollars : 785,5
  • Richesse créée en milliards de dollars en 2006 : 62,8

Un autre indice est l'équipement des foyers en télévisons. Le nombre de foyers équipés était de 88 millions en 2000 contre 105 millions en 2007 (50% des foyers. Un nombre comparable aux US mais là-bas ce chiffre représente 98% de la population)

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Dimanche 23 mars 2008

L'Inde occupe la majeure partie du sous-continent indien, qui est placé entre la plaque tectonique de l'Inde et la partie nord-ouest de la plaque indo-australienne. Une partie du territoire des États du nord et du nord-est de l'Inde est située dans le massif de l'Himalaya. Le reste de l'Inde septentrionale, centrale, et orientale est occupé par la zone fertile de la plaine indo-gangétique. Dans la partie occidentale, bordée par le Pakistan du sud-est, se trouve le désert du Thar. L'Inde méridionale se compose presque entièrement du plateau péninsulaire du Deccan, flanqué de deux massifs côtiers au relief accidenté, les Ghats occidentaux et les Ghats orientaux.

De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays. L'Inde possède par ailleurs trois archipels : les Laquedives, qui se trouvent au large de la côte du sud-ouest ; la chaîne volcanique des îles d'Andaman et de Nicobar au sud-est, et les Sunderbans dans le delta du Gange au Bengale occidental. Le climat en Inde varie de tropical dans le sud à plus tempéré dans le nord de l'Himalaya, où les régions montagneuses reçoivent les chutes de neige continues en hiver.

Les îles Andaman
Les îles Andaman

Le climat de l'Inde est fortement influencé par l'Himalaya et le désert de Thar. L'Himalaya et les montagnes de l'Hindu Kouch au Pakistan, font obstacle aux vents catabatiques venus d'Asie centrale et les empêchent ainsi de pénétrer dans le continent, ce qui préserve la chaleur dans la majeure partie de ce dernier, contrairement à la plupart des régions situées à la même latitude. Le désert du Thar, quant à lui, attire les vents humides de la mousson d'été qui, entre juin et septembre, est responsable de la plus grande partie des précipitations de l'Inde.

L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a vingt-huit États, six territoires, et le territoire de la capitale New Delhi (New Delhi Capital Territory).

La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km². Délimitées par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, les frontières indiennes sont longues de 15 000 km.

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Dimanche 23 mars 2008

1)     Le rôle fondamental de l’école est-il plutôt de développer la personnalité de l’élève ou bien le préparer à prendre sa place dans la société ?

 

En ce qui concerne le rôle fondamental de l’école, il s’agît de préparer l’élève à prendre sa place dans la Société et non lui développer sa personnalité. Dans ce cas, c’est appelé le formatage des cerveaux. Je m’explique : l’école est le premier facteur qui favorise l’émergence de stéréotype, qui les cultives, qui inculque des faux préjugés aux élèves. Donc il ne vaut mieux pas qu’elle lui développe une personnalité. Ele devrait tout d’abord à l’aider à entrer dans la société avec un esprit ouvert qui contient le respect, la tolérance, le savoir, le courage et la force de travail.

par Petit ecrivain en herbe publié dans : Voici ma réponse communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Samedi 22 mars 2008

L'Inde se considère comme une grande puissance encore mal reconnue. La Charte des Nations unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de sécurité le traité de non-prolifération nucléaire ne la reconnaît pas comme État doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir prétendre.

C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature auprès du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) afin d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion « pacifique » de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.

Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : les États-Unis dans le cadre du programme Next Steps in Strategic Partnership (NSSP)[1]; la Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays; la Russie, la France, le Japon, et le Royaume-Uni.

L'Inde rompt avec l'approche nehruvienne, tiers-mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des « grands­­ ». À ce titre, elle milite pour l'obtention d'un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

par Petit ecrivain en herbe publié dans : voyage dans le monde communauté : voyages aux 4 coins du monde
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